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LA CULTURE DU VIÊT-NAM

par Thi Ngoc Nguyen 
Professeure Ginette Tremblay, Collège de Bois-de-Boulogne (Hiver 1998)
 
 

Le Viêt-nam est un pays qui a longtemps été sous la domination de plusieurs pays dont le plus important est la Chine. Bordé par celle-ci au nord, par le Cambodge et le Laos à l’ouest et par la mer de Chine méridionale à l’est et au sud, le Viêt-nam, vu d’en haut, ressemble au dragon des mers légendaires. Le Nord du pays est appelé Tonkin, le Sud, Annam, et le Centre, Cochinchine. Après plusieurs années de combats et de guerres, le Viêt-nam entre dans l’Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), étape importante qui lui permet de s’intégrer pleinement dans la vie internationale. Avant de se retrouver sous un régime marxiste-léniniste (régime actuel), le pays respectait le confucianisme, idéologie politique la plus importante de toutes pour le Viêt-nam. 

Les Vietnamiens accordent une très grande importance à la famille, au village et à la vie en communauté. Les activités économiques, politique, sociale et religieuse tournent autour de cet élément. Les liens qui unissent un homme à son village sont aussi forts que les liens du sang. 

La vie familiale est très importante pour les Vietnamiens. Plus une famille est nombreuse (grands-parents, parents, enfants et petits-enfants), plus elle approche de l’idéal. Le principe social du respect de l’autorité permet aux gens de garder l’ordre entre eux. Par exemple, un sujet doit obéir à son empereur, un enfant à ses parents et un cadet à son frère aîné. La famille forme un tout et chacun doit veiller sur son prochain. De plus, les ancêtres décédés sont aussi importants que les membres vivants et les générations à venir. La responsabilité de conserver et de respecter les rites religieux pour les ancêtres revient au fils aîné de la famille, personne très importante pour les Vietnamiens. 

Les Vietnamiens sont ouverts à plusieurs religions. Cela s’explique par le fait qu’ils ont été exposés à plusieurs religions au cours de l’histoire. Au Ve siècle, une grande population a été convertie au christianisme. Les missionnaires protestants ont pour leur part convertis les habitants des tribus des montagnes. Mais trois principales religions ont défini les croyances des Vietnamiens bien avant l’arrivée des missionnaires: le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme

Au Viêt-nam, les festivités sont séparées en deux catégories: les fêtes religieuses (qui sont principalement reliées au bouddhisme) et les fêtes civiles. Tout d’abord, dans les religieuses, on retrouve l’anniversaire de Bouddha (offrandes dans les pagodes et lanternes en papier coloré serpentant les rues), le Jour des âmes errantes (cérémonies consacrées aux âmes des morts qui n’ont pas de famille) et le festival des enfants (où des cadeaux sont distribués et des dragons colorés dansent et paradent). Enfin, parmi les fêtes civiles, la plus importante est la fête du Tet (nouvel an vietnamien) et dure trois jours. Pendant cette période, les gens s’acquittent de leurs dettes, pardonnent à chacun leurs fautes et honorent leurs ancêtres. On célèbre cette fête de mille et une façons: combats de coqs, concours de musiques (cithare, flûte, chant, guitare) démonstrations d’arts martiaux, représentations théâtrales, danses, etc. 

L’éducation est considérée comme étant la clé du succès pour les Vietnamiens, d’où le principe de l’avancement social par l’instruction. Bien qu’il y ait eu plusieurs réformes en enseignement et malgré les efforts fournis par le pays pour offrir une éducation à sa population, le Viêt-nam n’a pas réussi à atteindre ses objectifs dans ce domaine. Il a cependant réussi a offrir un niveau d’enseignement de base remarquablement élevé en diminuant significativement le taux d’analphabétisation. De plus, après plusieurs transcriptions de la langue, le «quoc ngu» fut celle qui fut officialisée en 1906. Elle permit à plusieurs écrivains vietnamiens de rédiger des textes de poésie mais surtout de théâtre (parlé et chanté). 

L’espérance de vie est passée de 35 ans en 1960 à 66 ans en 1996, ce qui représente un changement remarquable et positif. Les maladies les plus courantes sont la malaria, les parasites intestinaux, le paludisme, la malnutrition et le trachome. Pour guérir ses habitants, le Viêt-nam a recours à la médecine moderne, mais surtout à la médecine traditionnelle qui coûte moins cher (acupuncture, massage, phytothérapie). Lorsqu’une personne est hospitalisée, la famille du malade reste auprès de lui à l’hôpital, dort à ses côtés et s’occupe de son alimentation. La présence de ses proches est très importante. 

Malgré tous les malheurs qu'il a dû affronter, le peuple vietnamien a réussi à s'en sortir la tête haute grâce à cette solidarité particulière unissant la famille et l'importance accordée à la vie en communauté. 

Pour en savoir plus: 


cybrport@er.uqam.ca