DE LA DICTATURE À
LA DÉMOCRATIE
par Gabrielle
Lepage
Professeur Yvon Jolicoeur, Cégep régional
de Lanaudière (L'Assomption) (Hiver 2001
)
1965, l'histoire est bouleversée.
Un coup d'État militaire achève le régime de Sukarno, annonçant
la fin de la gauche indonésienne.1966, Appuyé par l'Occident,
le général Suharto prend la tête d'une Indonésie affaiblie. Avec son
régime semi-militaire institutionnalisé et son programme surnommé le
Nouvel Ordre, il prônait la cohésion et le développement national. Il
s'acharna à industrialiser et à urbaniser le pays, efforts qui par leur
succès devenaient la preuve dans le tiers-monde asiatique, qu'un développement
ne pouvait se réaliser sans autorité.
Suivant le courant de la Guerre froide, Suharto s'engagea dans une
lutte anti-communiste qui fit des milliers de morts. L'élimination systématique
des ennemis du pouvoir qui réduisit l'opposition à trois partis officiels,
le régime de terreur instauré avec l'aide de l'armée
et la corruption qui leur
(armée et président) donnait une puissance financière et démagogique
le destinèrent à 32 années de pouvoir ininterrompues.
En mars 1997, Suharto, seul candidat en liste est "réélu" pour son
septième mandat par un parlement qui comprenait 425 élus appartenant
aux trois partis qui ont l'aval du pouvoir, 75 autres désignées par
l'armée, les cinq cent parlementaires restants étant directement désignés
par le pouvoir. La crise économique
asiatique qui étendait ses effets dévastateurs sur le pays depuis déjà
8 mois augmenta le mécontentement populaire. La division de l'armée,
élément essentiel du maintient de son pouvoir, les luttes
ethniques et autonomistes provoquant un déchirement national, la
diminution de l'appui américain et la méfiance indonésienne face au
FMI, ébranlèrent la stabilité du régime autoritaire qu'il avait instauré.
S'accrochant au pouvoir, il restreignit l'armée à ne pas intervenir
lors de pillages des commerces chinois par les manifestants. La communauté
chinoise, contrôlant 70% de l'économie, devient le bouc émissaire du
mécontentement populaire.
Pour en savoir plus:
cybrport@er.uqam.ca
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