LA DÉMOCRATIE N'A PAS FAIT LE BONHEUR DE TOUS
par Amélie Bergeron-Vachon
Professeur Gaétan Houle,
Cégep de Sorel-Tracy (Automne 2000)
À l'aube du 20ième siècle, la Chine se trouvait
dans une position politique et économique instable. L'Empire
du milieu était en effet agité par des rébellions
et des soulèvements à l'endroit de la monarchie en place.
Sun Yat-sen était l'un des révolutionnaires de cette époque.
Médecin de Hong Kong, il avait fait ses études à Honolulu
où il avait eu l'occasion d'entrer en contact avec la politique
occidentale. Il a fondé un ensemble de sociétés
secrètes en Chine comme à l'étranger et a participé,
sans jamais perdre courage ni confiance, à plusieurs tentatives
d'une révolution dont l'un des objectifs
était l'instauration d'une république démocratique.
Mais les associations peu organisées comme les siennes manquaient
de capital pour s'armer lors de révoltes. Sun Yat-sen a donc décidé
d'aller solliciter de l'argent aux riches Chinois d'autres pays.
Pendant son absence, le 10 octobre 1911, de jeunes officiers organisèrent
une autre révolte qui leur permit de faire abdiquer l'Empereur.
À son retour, Sun fut accueilli comme un héros national et
proclamé «père de la république».
Toutefois, cette première
République se révéla rapidement vouée à
l'échec. À
peine quelques mois après la proclamation de la République,
Sun Yat-sen dut démissionner en faveur de Yuan Che-k'ai. Il
partit donc pour Canton où il se concentra sur l'élaboration
d'un programme pour restructurer la Chine. Il concentra ses efforts
sur le développement économique de la Chine en mettant sur
pied un ambitieux projet de voies ferrées. Ce programme fut
endossé par son nouveau parti, le Guomindang.
Ce parti nationaliste, animé par les Trois
Principes du peuple, s'est associé, pendant quelques années
seulement, avec le Parti communiste
de Chine (le PCC). Ils ont lutté ensemble pour reprendre
le contrôle de la République et ont fini par l'obtenir en
1927.
Mais le rêve de Sun Yat-sen, mort en 1925 des suites d'une maladie,
n'a jamais été réalisé : la Chine ne s'est
pas trouvé pacifiée et unifiée. Au contraire,
après la victoire du Guomindang pour reprendre le contrôle
de la République, ce parti s'est dissocié du Parti Communiste
de Chine, ce qui a entraîné une autre guerre civile.
Elle a opposé pendant vingt-deux ans, de 1927 à 1949, les
Nationalistes de Chiang Kai-shek aux Communistes de Mao Zedong, à
l'exception de l'épisode de la Deuxième Guerre mondiale où
les troupes adverses (nationalistes et communistes) se sont battues ensemble
contre les Japonais. Puis les grandes puissances américaine
et soviétique se sont intéressées au combat dans le
cadre de la Guerre froide. La victoire des Communistes fut aussi
une victoire pour le bloc de l'Est, et elle s'est concrétisée
par la proclamation de la République populaire de Chine et l'exil
de Chiang Kai-shek et son conseil sur l'île de Taïwan.
Pour en savoir plus:
cybrport@er.uqam.ca
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