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CONCOURS CYBERPORT QUÉBEC-ASIE

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La question :

Comparez la transition d'un régime autoritaire à une démocratie (ou monarchie constitutionnelle) au 20e siècle et décrivez les principaux facteurs qui ont joué dans chacune de ces transitions pour DEUX des pays suivants : le Bangladesh, la Corée du Sud, les Philippines et la Thaïlande.

La réponse :

VOGUER VERS LA RIVE :
LA DÉMOCRATISATION EN CORÉE DU SUD ET AUX PHILIPPINES

par Florence Larocque
Professeur : Sébastien Piché, CEGEP Régional de Lanaudière

La Seconde Guerre mondiale, avec la victoire des Alliés dans le Pacifique, amena une partie de l'Asie de l'Est à être soumise à une occupation américaine. Celle-ci entraîna plusieurs pays est-asiatiques (Corée du Sud, Philippines, Indonésie, Singapour, Malaisie...) à échouer sur la rive de la démocratie, mais le séjour n'y fut ni très joyeux ni durable. Les démocraties ne surent s’imposer adéquatement, et ce, à un tel niveau que des régimes autoritaires se retrouvèrent rapidement à la tête desdits pays, qui partirent dès lors à la dérive. Puis, progressivement et volontairement, ces derniers entamèrent la route vers la rive démocratique : une vague se forma, s’éleva et se dirigea vers l’endroit convoité. Cette vague tirait, entre autres, sa puissance des Philippins et des Sud-Coréens qui s’engagèrent dans la voie démocratique au cours de la deuxième moitié des années 1980.

Les Philippines tiennent à tout le moins un rôle primordial dans cette vague de démocratisation de l’Asie de l’Est, étant à la tête de celle-ci.1 En fait, le régime autoritaire de Marcos avait dirigé les Philippines pendant une vingtaine d’années, réprimandant l’opposition qui amplifiait au fur et à mesure que son règne se prolongeait et, à partir de 1972, « ne [gouvernant] plus que par décrets. 2 » En 1986, la donne changea du fait que des élections présidentielles eurent lieu et que la gagnante, Corazón Aquino , finit par être investie. Elle prit alors le pouvoir : une nouvelle constitution fut votée et on assista à plusieurs réformes sociales et économiques. Ce changement de gouvernement et cette transition vers la démocratie s’effectuèrent rapidement et furent soutenus par plusieurs facteurs, dont trois principaux. Dans un premier temps, le régime de Marcos déclinait, tant économiquement que socialement et diplomatiquement.3 Plus encore, tel que l’affirme Minxin Pei : « The Philippines’ decay was accelerated by several strategic errors committed by Marcos, the most critical of which was the 1983 assassination of opposition leader Benigno Aquino. 4 »

Dans un deuxième temps, notons que la transition vers la démocratie n’était certes pas étrangère à l’échec du « développement » sous Marcos.5 S’ajoute à ces conditions intrinsèques, dans un troisième temps, une pression extérieure, tout particulièrement américaine. En fait, les Américains cessèrent de supporter le régime de Marcos pour, par la suite, appuyer Aquino.6 Tant et si « bien », en fait, que « Washington has played a [...] direct and crucial role in redemocratization of the Philippines. 7 » Si les Philippines furent influencées par des éléments extérieurs, leur démocratisation eut également des répercussions (ne serait-ce qu’en créant un momentum) sur les pays limitrophes, parmi lesquels se trouve la Corée du Sud.

Dans le même courant que les Philippins, les Sud-Coréens eurent droit en 1987 à leur premier « vote populaire direct » depuis seize ans,8 entamant ainsi « [one] of the most promising democratic transitions of the past decade. 9 » ROH Tae-woo fut élu pour succéder au général militaire CHON Dhwan. Il s'ensuivit une transformation progressive du système politique de la Corée du Sud qui, de ce fait, commença « une nouvelle ère politique 10 ».

Il fallut toutefois attendre la mise en fonction de KIM Yongsam en 1993 (premier président civil depuis 1961) pour réellement mettre fin aux gouvernements militaires qui faisaient la loi depuis près de trente ans. Concrètement, les manœuvres ainsi que les décisions de ROH Tae-woo, de KIM Yongsam, de leurs acolytes et même de leurs prédécesseurs 11 jouèrent un rôle important dans la démocratisation, mais il ne faudrait pas en conclure qu’ils furent les seuls acteurs… À titre d’exemple, notons que les supporteurs de ROH formèrent un mouvement de masse qui dura au-delà de la campagne électorale; que la classe moyenne, jointe à des activistes universitaires et à des réformateurs, se bâtit pour la démocratie et le pluralisme politique. 12 En fait, « Korea’s democratic transition was primarily mass-driven 13 », d’où l’instauration d’une relative stabilité politique, laquelle fut fort propice aux projets démocratiques du nouveau président sud-coréen. Il bénéficia également de conditions socio-économiques favorables et d’une période de croissance économique, lesquelles influèrent toutefois dans une moindre mesure. 14 Globalement, il n’en demeure pas moins que les facteurs internes de démocratisation occupèrent vraisemblablement un rôle de premier plan. 15 S’ajoute l’aspect international, tout particulièrement la pression américaine : « Although the United States did not overtly pressure the last South Korean military regime to liberalize in the early 1980s, effective behind-the-scenes maneuvers defused the crisis of 1987. 16 » C’est ainsi que toutes les pièces du casse-tête sud-coréen de la démocratie purent s’unir…17

Comme on peut aisément le remarquer, certaines de ces pièces sont semblables à celles ayant mené à la démocratisation des Philippines, tandis que d’autres s’avèrent littéralement opposées. En fait, la principale ressemblance entre les facteurs des deux cas étudiés provient de la pression américaine, pression fortement en faveur de l’instauration de la démocratie. De plus, en remontant le courant plus « profondément », on peut signaler que les idéaux démocratiques virent le jour à partir, à tout le moins partiellement, de l’occupation américaine (et même japonaise) que connurent les Philippines comme la Corée du Sud.

Quant aux distinctions des facteurs, elles sont multiples quoique deux se présentent comme fondamentales. Premièrement, les Philippines profitèrent du déclin de leur régime autoritaire, tandis que la Corée du Sud tira plutôt profit des changements évolutifs du gouvernement militaire en place. Deuxièmement, bien que les changements économiques furent propices à la démocratisation dans les deux cas, ceux-ci furent diamétralement opposés : les Philippins se retrouvaient devant l’échec de leur tentative de « développement », alors que les Sud-Coréens bénéficiaient d’une période où les gains socio-économiques abondaient. Bref, les facteurs ayant engendré la transition vers la démocratie se rejoignent tout en se distinguant. Il en va de même avec la « nature » de la démocratisation.

La « démocratisation » est un terme qui peut prendre différents sens. Néanmoins, les Philippins et les Sud-Coréens se rejoignent d’abord et avant tout du fait qu’ils lui accordent la même signification. Tous deux réfèrent à une transition à partir d’un même point de départ (autoritarisme) vers un même point d’arrivée (démocratie – point de vue relativement occidental), transition qui, de plus, eut lieu pratiquement en même temps aux Philippines et en Corée du Sud. 18 Immanquablement, toutefois, chaque pays sut donner à sa transition une teinte nationale. Les Philippins restaurèrent les dynasties des familles traditionnelles mais, contrairement à leur coutume en regard du « pouvoir des symboles », ils n’associèrent pas la démocratisation à leur « mémoire populaire » par une symbolique précise. Les Sud-Coréens, de leur côté, firent de leur transition vers la démocratie un « mouvement multidirectionnel 19 », qui se caractérise tout particulièrement par son modèle confucianiste.20 Il faut également mentionner que l’on distingue de façon globale les deux démocratisations de par leur processus : la démocratisation philippine s’avéra plutôt révolutionnaire et rapide, tandis que la sud-coréenne se présenta davantage comme un processus évolutif et progressif.

Ces démocratisations, de natures différentes, menèrent à des formes distinctes de démocraties qui possédèrent chacune leur propre consolidation : des « problèmes à résoudre » distincts, qui se rejoignent considérablement dans les deux cas étudiés. D’abord, tous les deux se retrouvent devant des problèmes d’identité profonds, lesquels sont toutefois originaires de causes différentes : les Sud-Coréens sont affectés par leur identification sentimentale avec les Nord-Coréens, tandis que les Philippins se caractérisent par ce que l’on pourrait appeler un « vide nationaliste ». 21

Ensuite, l’influence militaire s’avère similaire : « Military intervention [… poses a constant threat to the democratization of the Philippines and South Korea. [22 » Par contre, il est à noter que des différences demeurent. D’une part, les Philippines sont confrontées au problème de la consolidation institutionnelle, tout spécialement à celui de la construction de partis politiques. D’autre part, la Corée du Sud doit composer avec sa réalité de « pays divisé par la guerre froide ».[23 Bref, Philippins et Sud-Coréens durent et doivent encore composer avec des réalités différentes pour consolider leur régime démocratique. Somme toute, les Philippines et la Corée du Sud ont bien entamé leur route vers la rive choisie. Différemment, mais tout de même semblablement, elles ont bénéficié de facteurs favorables à l’érection de leur vague, l’ont formée et avivée, puis ont rencontré divers obstacles qui n’ont su freiner leur détermination.

Aujourd’hui, la rive semble pratiquement atteinte, mais les marques du passé ne s’effacent pas pour autant, profondément gravées dans les mémoires. Le futur, par contre, reste à sculpter et à écrire. Or, avec la notoriété que l’extraordinaire progrès économique a permis aux pays d’Asie de l’Est de gagner, des pays tels que les Philippines et la Corée du Sud s’imposent dorénavant comme des modèles à suivre, tout particulièrement pour les pays qui, encore de nos jours, se trouvent sous le joug de régimes autoritaires.

Bibliographie

CORAZON AQUINO

Corazón Aquino naquit en 1933, aux Philippines. Fille d’une famille bien nantie, elle fit une importante partie de sa formation académique aux États-Unis (dont un Baccalauréat ès Arts), puis étudia le droit à Manille.

À l’âge de 21 ans, elle épousa Benigno Aquino, avec qui elle eut cinq enfants. En tant que chef du Parti libéral de l’opposition, il s’avérait le principal adversaire de Ferdinand Marcos aux élections de 1972, lesquelles furent compromises par la promulgation de la loi martiale par Marcos. Benigno fut alors emprisonné et, par la suite, en 1980, autorisé à se rendre aux États-Unis, où sa femme le suivit. 24

À son retour à Manille en 1983, Benigno fut assassiné; l’opposition à Marcos s’amplifia alors. Corazón accepta de préparer les élections législatives de 1984, tel que s’apprêtait à le faire son mari. Puis, en 1986, elle remporta l’élection présidentielle et « put être investie [… grâce à la mobilisation des forces populaires, appuyées par l’armée, que commandait le général Fidel Ramos. 25 »

La nouvelle présidente s’attela à la tâche dès 1987, faisant voter une nouvelle constitution. Elle « réinstaura » également les institutions démocratiques, les rendit effectives et mit en branle des réformes socio-économiques.26 Le climat (économique et politique) plutôt tendu fit toutefois baisser sa cote de popularité, d’où sa décision de quitter la politique à la fin de son mandat, en 1992. Néanmoins, « [through great personal courage and unwavering commitment to non-violence, she successfully served her term in office and presided over the peaceful and orderly transfer of power to her successor President Fidel V. Ramos. 27 »

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ROH TAE-WOO

En l’an 1932, ROH Tae-woo vit le jour. Ayant, entre autres, étudié à l’école militaire coréenne, il fut commandant lors de la guerre du Viêt-nam (pour le Sud) et dirigeant de la première division d’élite sud-coréenne en 1979. Également en 1979, il appuya le coup d’État de CHON Dhwan, un de ses camarades de classe. Sous le régime autoritaire de CHON , il occupa plusieurs postes ministériels, ce qui ne l’empêcha guère de diriger, à partir de 1985, le Parti de la justice et de la démocratie (PJD). 28

En 1987, profitant de la division de l’opposition, ROH Tae-woo remporta les élections. Ce changement pacifique de gouvernement prépara le pays à accueillir adéquatement les Jeux Olympiques de 1988 : s’ajoute clairement à cette « préparation » le programme de réformes promis par ROH Tae-woo (question de se défaire de l’association populaire le liant au dictateur militaire CHON ). 29

Pendant son mandat, ROH Tae-woo oeuvra en faveur de la liberté de presse et de la liberté d’expression. De surcroît, il diminua l’intervention du gouvernement dans le secteur privé de l’économie et augmenta l’autonomie au niveau local. 30 Il améliora également les relations avec la Corée du Nord. En fait, ROH Tae-woo entraîna relativement rapidement une stabilité politique en Corée du Sud qui bénéficia à la démocratisation. Bien que certains crimes lui sont imputés, il reste qu’il sut entamer la transition du régime militaire en place vers la démocratie : sa présidence démontre bien l’aspect progressif que prit la démocratisation en Corée du Sud.

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KIM YONGSAM

KIM Yongsam naquit en 1927 sur l’île de Kojedo, en Corée du Sud. Il termina ses études de philosophie et de science politique à la prestigieuse Université nationale de Séoul après avoir été propagandiste du gouvernement pendant la guerre de Corée. Il s’introduisit par la suite sur la scène politique nationale, siégeant à l’Assemblée nationale à partir de 1954.

C’est toutefois en tant que « rebelle politique » qu’il oeuvra et laissa sa trace. Dès 1961, date où le général PARK s’empara du pouvoir, « il devint un des plus ardents défenseurs des réformes politiques démocratiques. 31 » Malgré cela, la loi martiale fut déclarée par PARK en 1972 et 1979 (le parti de KIM ayant remporté les élections). L’assassinat de PARK en 1979 mena CHON Dhwan au pouvoir, lequel fit emprisonné toute opposition, KIM inclus. 32

En 1987, KIM perdit les élections aux mains de ROH Tae-woo. En 1992, les deux hommes unirent leurs partis et KIM fut élu avec 42 % des votes, devenant ainsi le premier président civil depuis 1961. Il s’engagea à lutter contre la corruption, et il y réussit : « His anti-corruption efforts extended to not only the administration and party, but also to the military, universities, banks and even traffic police. 33 » Également, il soutint le taux élevé de croissance économique et amena la Corée du Nord à signer un traité de non-prolifération d’armes nucléaires avec les États-Unis.

Somme toute, KIM Yongsam joua un rôle primordial dans l’avènement de la démocratisation sud-coréenne : il lutta énergiquement pour celle-ci et, une fois au pouvoir, sut la consolider.

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LE MODÈLE CONFUCIANISTE

Malgré son faible nombre d’adeptes proprement dits en Corée du Sud, le confucianisme exerce une influence considérablement élevée sur les Sud-Coréens. Irrévocablement, leur processus de démocratisation s’en trouve donc teinté.

D’abord, le modèle confucianiste s’exprime par un niveau de « dissociation en regard des pratiques autoritaires » faible, et ce, en dépit du fort support accordé à l’expansion démocratique. 34 En fait, le confucianisme glorifie dans une certaine mesure les dirigeants, les chefs politiques : il considère que leurs qualités personnelles contribuent à l’évolution de la nation, au progrès. On pourrait alors être porté à croire que le confucianisme s’avère nuisible pour le processus de démocratisation, ce qui n’est guère le cas. C’est plutôt le contraire…

En effet, deux concepts fondamentaux du confucianisme renforcent la démocratie électorale sud-coréenne : « The Confucian norm of minbon held that all power and authority was derived from and based on the masses. Meanwhile, the principle of wimin called for state elites to pursue the public interest and serve the people. 35 » Par la combinaison du minbon et du wimin, l’héritage confucianiste amena les Sud-Coréens à comprendre les raisons d’être de la démocratie, à voir en celle-ci une érection d’un « government of the people, for the people. 36 »

Bref, l’influence du confucianisme s’avère clairement être un élément culturel pour le moins significatif dans la « culture politique ». 37 Sans compter que cette influence, en plus de raffermir la démocratisation de la Corée du Sud, témoigne de la spécificité de cette démocratisation.

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NOTES

1. Minxin PEI. « The Fall and Rise of Democracy in East Asia », dans Larry DIAMOND et Marc F. PLATTNER. Democracy in East Asia, Baltimore/ London, The John Hopkins University Press, 1998, p.64.

2. « Philippines », Encyclopédie Microsoft Encarta 1998, Microsoft Corporation, CD-ROM.

3. Carolina G. Hernandez fait allusion à un « economic disaster, which partly fueled the opposition to the Marcos regime. » Carolina G. HERNANDEZ. « Political Developments in the Philippines », dans Thomas W. ROBINSON. Democracy and Development in East Asia, Washington D.C., The American Enterprise Institute Press, 1991, p.172. Quant à Minxin PEI, il énumère les traces de ce déclin : « macroeconomic mismanagement, rampant official corruption and cronyism, deterioration of general social conditions, alienation of major social groups [... , rising insurgency movements, increasing levels of repression, and diminished credibility of the government in the eyes of its major international supporters. » Minxin PEI. op. cit., pp.66-67.

4. Minxin PEI. op. cit., p.67.

5. Ibid., p.70.

6. Ibid., p.71. Il est à noter, toutefois, que l’aide américaine à Aquino n’est pas perçue par tous comme un « facteur aidant ». Leonard Davis critique d’ailleurs abondamment le contrôle américain en sol philippin. Leonard DAVIS. Revolutionary Struggle in the Philippines, Basingstoke (Hampshire), Macmillan, 1989, pp.1-17.

7. David S. CHOU. « General Assessment of Democracy and Development in East Asia », dans Thomas W. ROBINSON. op. cit., p.259.

8. Robert E. BEDESKI. The Transformation of South Korea, London/ New York, Routledge, 1994, p.27.

9. Larry DIAMOND et Marc F. PLATTNER. op. cit., p.ix.

10. « Corée-du-Sud », Encyclopédie Microsoft Encarta 1998, Microsoft Corporation, CD-ROM.

11. « South Korea’s gradual transition began shortly after the collapse of the Yushin regime in 1979. » Minxin PEI. op. cit., p.68.

12. Okonogi MASAO. « South Korea’s Experiment in Democracy », dans James COTTON. Korea under Roh Tae-woo, St Leonards (Australie), Allen & Unwin, 1993, p.17. Dong WON-MO. « The Democratisation of South Korea: What Role Does the Middle Class Play? », dans James COTTON. op. cit., p.91.

13. Sunhyuk KIM . The Politics Of Democratization In Korea, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, 2000, p.4.

14. Chalmers Johnson arrive d’ailleurs à la conclusion que « the relationship between economic and political development is in no sense deterministic. There are several contingent factors, some working for Korean democracy and some working against it. » Chalmers JOHNSON. « South Korean Democratisation: The Role of Economic Development », dans James COTTON. op. cit., p.105.

15. « […] most studies on Korean democratization to date have put a greater emphasis on domestic factors. » Sunhyuk KIM . op. cit., p.3.

16. Minxin PEI. op. cit., p.70. Misagh Parsa abonde dans le même sens, affirmant : « In the Philippines, external pressures played a part in leading Marcos to lift martial law in 1981. » Misagh PARSA. States, Ideologies & Social Revolutions, Cambridge, Cambridge University Press, 2000, pp. 284-285

17. Manwoo LEE. The Odyssey of Korean Democracy, New York, Praeger, 1990, p.141.

18.David S. CHOU. op. cit., p. 258.

19. Doh C. SHIN. Mass Politics and Culture in Democratizing Korea, Cambridge, Cambridge University Press, 1999, p.39.

20. Ibid., p.262.

21. Raymond GASTIL. « Comparing the Cases », dans Thomas W. ROBINSON. op. cit., p.247.

22. David S. CHOU. op. cit., p. 259.

23. Minxin PEI. op. cit., p. 71.

24. « Aquino, Benigno », Encyclopédie Microsoft Encarta 1998, Microsoft Corporation, CD-ROM.

25. « Aquino, Corazón », Encyclopédie Microsoft Encarta 1998, Microsoft Corporation, CD-ROM.

26. FULBRIGHT ASSOCIATION, Aquino Biography, URL: http://www.fulbrightalumni.org/prize/1996/aquino1.htm, consultée le 17 mars 2003.

27. Idem. 28. « Roh Tae-woo », Encyclopédie Microsoft Encarta 1998, Microsoft Corporation, CD-ROM.

29. Robert E. BEDESKI. op. cit., p.27

30. Ibid.

31. « Kim Yongsam », Encyclopédie Microsoft Encarta 1998, Microsoft Corporation, CD-ROM.

32. CABLE NEWS NETWORK (CNN), CNN: Newsmaker Profiles, URL: http://www.cnn.com/resources/newsmakers/world/asia/kim.sam.html, consultée le 17 mars 2003.

33. ASIANINFO, Korea - History - The Kim Young Sam Administration, URL: http://www.asianinfo.org/asianinfo/korea/history/kim_young_sam_administration.htm, consultée le 17 mars 2003.

34. Doh C. SHIN, op. cit., pp.260-261.

35.Byung-Kook KIM , « Korea's Crisis of Success », dans Larry DIAMOND et Marc F. PLATTNER. op. cit., p.128. 36. Idem.

37. KIM KYONG-DONG, « Sociocultural Developments in the Republic of Korea », dans Thomas W. ROBINSON. op. cit., p.139.

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BIBLIOGRAPHIE

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