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CONCOURS
CYBERPORT QUÉBEC-ASIE
Mention
spéciale
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La
question :
Comparez, sur les plans économique et politique, l'impact d'UN
des produits agricoles proposés (le coton, le caoutchouc, la soie
ou l'opium) sur l'histoire de DEUX des pays asiatiques suivants
: la Chine, l'Inde, la Malaysia ou le Viêt-nam.
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La
réponse :
LE COMMERCE DE L'OPIUM
EN ASIE DE L'EST
par Andrée-Anne Aubry
Professeur : Alain Soulard, Collège Laflèche
Qui n’a pas lu Tintin et le lotus bleu ?
Dans cet album, Hergé nous fait découvrir les fumeries d’opium.
Ces fumeries existaient-elles vraiment ? En Asie de l'Est, vers
la fin du 18ième siècle, ces dernières poussèrent comme des champignons.
Tous les pays de cette région du monde furent touchés par le commerce
de l’opium . Certains y laissèrent
presque tous leurs moyens alors que d’autres devinrent plus prospères.
Un bon exemple de ces deux pôles est la comparaison politique et
économique entre la Chine et la Malaisie. Qui est le vainqueur ?
. .
L’opium a été importé en Chine par une compagnie britannique, la
Compagnie des Indes orientales, vers 1773 1.
Elle a obtenu le monopole de ce commerce. Dès le début, l’empereur
de Chine fut contre cette drogue. Une prohibition fut décrétée et,
malgré plusieurs rappels, les adeptes de ce stimulant augmentaient
en nombre fulgurant. De fait, la prohibition ne faisait qu’augmenter
la contrebande De 1729
à 1839, les empereurs et commissaires chinois ont essayé d’empêcher
la consommation d’opium par différents moyens.2
Pendant plus d’un siècle, le commerce de l’opium a renfloué les
coffres de l’Inde, colonie britannique, aux dépends de la Chine.
Ce déséquilibre a eu pour effet de faire disparaître de grandes
quantités d’or du commerce intérieur chinois. C’est donc surtout
pour des raisons économiques que l’empereur Daoguang a envoyé, en
1839, à Canton, le commissaire LIN Zexu pour faire saisir les stocks
de drogue de la Compagnie des Indes orientales.3
. Les Britanniques ont été choqués d’apprendre cela.
Face au refus de la Chine de verser une compensation pour les pertes
d’opium, les Britanniques déclarèrent une guerre ouverte. C’est
la première Guerre de l’opium. Les anglais emportèrent facilement.
La Chine a signé le Traité de Nanjing (1842). En plus de céder à
la Grande-Bretagne l’île de Hong Kong, la Chine doit verser une
grande compensation monétaire et ouvrir trois de ses ports au commerce
étranger. Donc, au niveau politique, la Chine fut privée d’un territoire
important. En plus, le traité démontrait l’impossibilité de ce grand
pays à résoudre lui-même un problème, en l’occurrence la consommation
d’opium, qui touche les intérêts d’autres puissances.
Quelques années plus tard, la Chine décerna à un négociateur français
un édit de tolérance en faveur des missionnaires chrétiens. Dans
un pays où l’empereur régit la religion, la stabilité politique
peut en être menacée. Au niveau économique, la Chine venait de perdre
encore une quantité d’or considérable aux mains de la Grande Bretagne.
Tous les avantages accordés aux anglais, aux européens et aux américains
ruinèrent la Chine. Elle était désormais plus dépendante de l’économie
occidentale et japonaise que jamais. Elle le demeura pendant plus
de cent ans. Par la signature du traité, les produits étrangers
n’étaient soumis à aucune taxe et à aucune restriction douanière.
Les produits artisanaux de la Chine ne pouvaient faire concurrence
aux produits étrangers, ce qui a fait encore plus sombrer l’économie.
Tout cela s’ajoute à l’intégration de l’opium dans l’économie chinoise.
La dégradation politique et économique de la Chine est à l’origine
de divers troubles intérieurs. Ces derniers ont déchiré la Chine
dans les années 1850. Par exemple, il y eut la révolte des Taiping,
des soulèvements musulmans au Yunnan, au Shaanxi et au Gansu. Pendant
ces mêmes années, profitant des conflits, l’Angleterre étendit encore
plus son trafic d’opium.
En 1856, l’Angleterre eut le prétexte qu’elle voulait pour recourir
à nouveau aux armes : les autorités chinoises arrêtèrent un navire
destiné à la contrebande. C’est le début de la « guerre de la lortcha
», aussi nommée deuxième Guerre de l’opium. L’Occident l’emporta
encore. La conséquence : aggravation de la pénétration européenne
en Chine. Le traité qui a suivi cette guerre, le Traité de Tianjin,
obligeait la Chine à ouvrir dix nouveaux ports au commerce extérieur
et à payer une nouvelle somme aux pays occidentaux. Un peu plus
tard, la Russie s’attribua les territoires tongouses sur la rive
méridionale du fleuve Amour. La Chine était à l’état de semi-colonie.
Les deux guerres de l’opium livrées à la Chine pour lui imposer
le commerce et la consommation d’une drogue dangereuse ouvraient,
pour la Chine, une longue période d’asservissement et d’humiliation
politique. Simplement à cause d’un stupéfiant dont ils ne désiraient
pas la présence sur leur territoire, les empereurs chinois furent
obligés de combattre des crises économiques, des humiliations politiques,
l’envahissement de leur territoire et l’impérialisme britannique.
Les conséquences du commerce de l’opium sont désastreuses pour la
Chine. Serait-ce la Malaisie le vainqueur?
Lors de l’expansion du commerce de l’opium dans les colonies britanniques
et autres pays de l’Asie, la Malaisie se trouva en plein milieu
de la route de l’opium. À la fin du 18ième siècle, la route de l’opium
avait un relais indispensable à Singapour. L’opium a eu une porte
d’entrée incroyable en Malaisie. À Singapour, le marché de l’opium
développa le marché de coton, de cachou, de soieries et autres produits
malais. De plus, beaucoup de chinois y immigrèrent pour travailler
dans les plantations. L’opium étant déjà encré dans les habitudes
des chinois, le commerce ne devint que de plus en plus fructueux.
Grâce à ce dernier, les finances de la colonie augmentèrent de plusieurs
millions. En chiffres, l’opium assurait rarement moins de quarante
pour-cent, et souvent plus de soixante pour-cent des recettes de
la colonie. 4 Contrairement au commerce de
l’opium en Chine, où les profits allaient directement dans les poches
de l’ennemi, en Malaisie les profits vont aux dirigeants de la colonie.
Ces profits compensent pour les prêts aux planteurs et pour la perte
dans la vente des vivres.
Contrairement à la Chine où ce sont les habitants qui prirent goût
à l’opium, en Malaisie, ce sont les immigrants
qui en sont le plus dépendants. L’expansion du
trafic des jonques chinoises créa des communautés chinoises nombreuses,
encadrées à Singapour et ailleurs par des sociétés secrètes. De
plus, la campagne anti-opium qui arriva en Malaisie s’est créée
beaucoup plus tard qu’en Chine, soit en même temps que la première
guerre de l’opium (en Chine, les empereurs s’opposent à l’opium
dès le début de son invasion). Les politiciens britanniques jugent
moralement indéfendables les revenus tirés de l’opium en Asie.
En 1863, Londres a décidé d’examiner de plus près les recettes budgétaires
de ses colonies surtout
la Malaisie, afin de constater une baisse du pourcentage du marché
de l’opium dans l’économie. En Malaisie, à l’opposé de la Chine,
les Britanniques ont le contrôle de l’État en plus d’avoir
le contrôle du marché de l’opium. Pour arriver à contrôler la distribution
de l’opium plus fermement en l’enrayant des habitudes de vie des
classes moins fortunées, ils en augmentèrent le prix. Donc, tout
comme la Chine, la Malaisie prend les moyens nécessaires pour enrayer
la drogue 5.
En 1874, il y a la fondation de la Société pour la suspension
du commerce de l’opium, à Londres. En 1906, alors que l’on est
en plein élan patriotique en Chine à cause du traité de Tianjin,
la Malaisie rassemble des forces anti-opium. Les têtes dirigeantes
de ce mouvement sont des Chinois qui ont reçu une éducation à l’étranger.
On créa des centres de désintoxication à Singapour. En octobre 1906,
il y a eu une réunion comprenant plus de deux mille personnes qui
votèrent une motion contre le système du monopole en Malaisie. Ils
adressèrent cette motion à la société anglaise pour la suppression
du commerce de l’opium. 6 En 1907, on créa
la Commission sur l’opium en Malaisie qui était composée surtout
de notables. On appliqua la règle d’état de l’opium en 1910. La
Malaisie, encore aujourd’hui, a des problèmes avec l’opium. Cependant,
ce n’est plus une colonie britannique, ce qui signifie que les anglais
n’ont plus le monopole, ni le contrôle sur cette drogue.
En résumé, la Malaisie et la Chine eurent une seule réaction semblable
face à l’opium : les deux pays connurent une vague de patriotisme
et de nationalisme dans la lutte contre cette drogue. Cependant,
presque toutes les autres réactions furent opposées. Politiquement,
la Chine a connu des problèmes surtout au niveau territorial et
dans ses relations avec les étrangers. La Malaisie, quant qu’à elle,
dû subir un déchirement entre le peuple et les dirigeants du pays.
Économiquement, la Chine a subi un enfoncement économique à cause
des masses d’or qui quittaient le marché intérieur. En plus, la
Chine a été obligée d’ouvrir ses frontières aux étrangers, ce qui
eut des conséquences désastreuses. De son côté, la Malaisie s’enrichit
dans l’opium. Elle est le pilier central de la route de l’opium.
À Singapour, le marché des exportations comprend aussi des produits
malais. Cependant, même si l’on est porté à croire que la Malaisie
est le vainqueur dans cette histoire, il ne faut pas oublier que
ce sont les Britanniques qui ont accumulé beaucoup d’argent grâce
au commerce de l’opium…
Bibliographie
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OPIUM
Cette puissante drogue a engendré des problèmes politiques et
économiques dans plusieurs pays de l’Asie. Outre la Chine, qui est
la plus connue, la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande (pour ne
nommer que ceux-ci) furent gravement touchés. Cette drogue qui vient
de l’Inde fut importée en Chine par les Anglais qui créèrent la
Compagnie des Indes orientales vers 1600. Le monopole du
commerce de l’opium leur sera attribué vers 1773. 7
Malgré l’opposition de l’empereur chinois et plusieurs annonces
de prohibition, l’opium faisait de plus en plus d’adeptes. Le seul
effet qu’avaient les lois de prohibition était celui de renforcer
la contrebande de cette drogue. Un effet de dépendance se créa partout
en Asie. L’opium est un stupéfiant qui provient du pavot. C’est
le suc des capsules d’un pavot que l’on incise avant qu’il n’atteigne
la maturité. Le latex qui sort de la coupure contient des alcaloïdes
dont la morphine. Il existe aussi de l’opium à fumer que l’on nomme
« chandoo » ( nom qui vient de la Malaisie). En Malaisie,
les travailleurs immigrants, qui étaient relativement jeunes pour
la plupart, n’avaient aucune attache en leur nouveau pays. Pour
palier leur insécurité, les « coolies » se créèrent
des paradis artificiels. En plus, le travail qu’ils effectuaient
dans les fermes était un travail manuel très dur. La drogue leur
servait à la fois de stimulant et d’échappatoire. L’opium, tout
comme la soie, a sa propre route. Il part de l’Inde, va en Indonésie,
remonte en Malaisie, atteint le Cambodge, la Thaïlande et arrive
finalement en Chine.
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CONTREBANDE
La contrebande de l’opium en Malaisie augmenta de façon exponentielle
lors de la campagne anti-opium. C’était devenu à un point tel que
les fermiers avaient créé leurs propres associations et leurs propres
liens avec des espions et des agents policiers. Les espions étaient
chargés de poursuivre les fabriquants et les vendeurs de la drogue,
maintenant devenue illégale. Cependant, ces moyens demeurèrent peu
efficaces et étaient coûteux pour les titulaires de la ferme. Les
fermiers créèrent donc un syndicat des fermiers et se lancèrent
dans une grande offensive de masse contre la contrebande. Cette
dernière avait réussi à créer un inimaginable marché noir. Ils décidèrent
donc d’attraper les contrebandiers sur leur propre terrain. En haussant
le prix et en réduisant la quantité d’opium disponible, ils créaient
une rareté et une demande plus grande.
« Alors que la ferme comptait vendre 3700 dollars de chandoo par
jour, elle n’en vendait que 800. Les murs de la ville se couvrirent
d’affiches annonçant que le chandoo était disponible à l’embouchure
de la rivière de Singapour à 9 dollars pour 370 g alors que la ferme
les vendait à 22 dollars pour 370 grammes. »7
Les plaintes des marchand titulaires des fermes furent ignorées
par la police pendant des semaines. Cependant, les autorités anglaises
ne firent pas la sourde oreille : elles firent des saisies de navires
transporteurs d’opium. C’est alors qu’on découvrit que l’on avait
affaire à une bande organisée, composée de toutes sortes de gens,
même de quelques grands notables.
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IMMIGRANT
En Malaisie, un immigrant est souvent appelé « coolie
». Par définition, un immigrant est une personne qui entre dans un
pays, sans en être d’origine, et qui en fait sa nouvelle patrie. Un
immigrant est souvent une personne en recherche de travail ou d’une
meilleure situation géopolitique. En Asie, la plupart des immigrants
étaient Chinois. En Malaisie, à la fin du 19ième siècle, on peut compter
environ un million d’immigrants. Ces personnes travaillent surtout
dans les plantations de cachou et de poivre où ils effectuent un travail
manuel extrêmement exigeant. Les immigrants chinois sont de bons travailleurs
qui n’ont pas peur de l’ouvrage. Cependant, ils sont majoritairement
instables psychologiquement car ils manquent d’attaches. Les immigrants
doivent faire face a de nombreux défis : apprendre une nouvelle langue,
vivre sansliens avec leur pays d’adoption, s’habituer aux nouvelles
mœurs et coutumes, se créer un réseau social, etc. En Malaisie, les
immigrants de ruent dans l’opium afin de se créer un paradis artificiel.
Ils peuvent dépenser plus de la moitié de leur salaire en opium ou
en chandoo. Les immigrants tentent aussi de se rapprocher entre eux,
de former des 'micro-pays'. C’est un réflexe tout à fait naturel,
quoique peu intégrateur. Les immigrants chinois adoptèrent de nombreux
pays de l’Asie du Sud-Est comme la Thaïlande et le Cambodge, ce qui
eut pour effet de favoriser la route de l’opium.
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COLONIES
À travers l’histoire, les grandes puissances du monde cherchèrent
à prospérer et à agrandir leur territoire. Pour ce faire, elles
allaient conquérir des pays moins développés susceptibles de les
aider au niveau économique. Les colonies sont souvent fournisseurs
de matière première pour la puissance mondiale. Les Britanniques,
les Français et les Espagnols, par exemple, étendirent leur territoire
grâce à de nombreux pays. L’Angleterre avait principalement conquit
plusieurs pays de l’Asie du Sud. La raison stratégique derrière
la conquête de ces pays était de mettre la main sur les ressources
les plus demandées à l’époque : de la soie, des épices et de l’or.
Pour s’enrichir, les anglais mirent main basse sur le commerce d’une
drogue puissante, l’opium. Les revenus pouvant être générés par
ce commerce dépassaient toutes les espérances. Afin d’augmenter
encore plus leurs revenus, ils décidèrent de percer le plus grand
marché intérieur de l’Asie : la Chine. La Chine, à l’époque, était
un des rares pays à ne pas être une colonie. En perçant ce marché,
les anglais faisaient entrer de l’or nouveau dans leurs poches.
De plus, ils avaient besoin de quelques portes d’entrée pour pouvoir
vendre leurs produits et pour pouvoir naviguer à travers le pays.
L’opium affaiblit la Chine de façon quasi-insoupçonnée, ce qui permit
aux Britanniques d’envahir l’économie chinoise. Donc, les colonies
de l’Asie, tous les pays sous la domination britannique, apportèrent
de l’or neuf dans les caisses de l’État en plus de permettre
une extension des exportations de produits finis et de donner un
puits de ressources inestimables en Europe .
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NOTES
1 Encyclopédie, guerre de l’opium, URL : http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/o/o0001110_p0.html,
consultée le 5 mars 2003
2 L’opium: le cas de la Chine, URL : http://www.etape.qc.ca/chroniques/soopium.htm,
consultée le 5 mars 2003
3 Encyclopédie, guerre de l’opium, URL : http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/o/o0001110_p0.html,
consultée le 5 mars 2003
4 Paul BUTEL, L’opium, histoire d’une fascination, Paris,
éditions Perrin, 1995, p. 272
5 Ibid, p. 286
6 Ibid, p.285
7 Ibid, pp. 282-283
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BIBLIOGRAPHIE
Le Petit Robert 1, Paris, éditions LE ROBERT, 1977, 2173 p.
BUTEL, Paul, L’opium, histoire d’une fascination, Paris,
éditions Perrin, 1995, 493 p.
CUBITT, Gerald, PAYNE, Junaidi, Malaisie, Paris, éditions
du Carrousel, 1990, 208 p.
CUBITT, Gerald, STEWART-COX, Belinda, Thaïlande, Paris, éditions
du Carrousel, 1995, 208 p.
FORTY, Sandra, Hong Kong, Angleterre, éditions Parkstone,
1997, 96 p.
PFEFFER, Pierre, L’Asie, Zürich, éditions Hachette,1970,
296 p.
L’opium: le cas de la Chine, URL : http://www.etape.qc.ca/chroniques/soopium.htm,
consultée le 5 mars 2003
Encyclopédie, guerre de l’opium, URL : http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/o/o0001110_p0.html,
consultée le 5 mars 2003
Pages d’histoire : Regards sur l’Asie, URL : http://www.france.diplomatie.fr/archives/dossiers/regards/asie.html,
consultée le 3 mars 2003
La guerre de l’opium, URL : http://pages.infinit.net/aaricia/tea/opium.htm,
consultée le 3 mars 2003
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